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Gwenaël
Kerléo, harpiste et chanteuse bretonne naît en 1975 en Côte d’Ivoire où
elle
passe les deux premières années de sa vie. De retour en Bretagne, dans
sa ville
de Brest, elle découvre le son de la harpe celtique grâce aux
albums d’Alan Stivell mais aussi de
la Kora (harpe africaine) par de nombreux albums rapportées
d’Afrique. A 9 ans, elle démarre l’étude de la
harpe celtique avec Hervé Queffeleant (du groupe Triskell). Celui-ci
lui
enseigne la harpe de façon orale, accordant une place importante à la
composition et à l’improvisation. Faisant preuve d'une grande
sensibilité
musicale, Gwenaël Kerléo est dirigée vers un collège à horaires
aménagés
musique qui lui permet de consacrer tous ses après-midi à l’étude de
son
instrument. Elle intègre alors l’Ecole Nationale de Musique de Brest et
poursuit ses études de harpe avec Muriel Chamard-Bois. Elle s’initie
également
au piano, violon, accordéon, harpe classique et Kora mais reste fidèle
à son
premier instrument, la harpe celtique. En
1992, Gwenaël
Kerléo obtient un Premier Prix du Conservatoire de Brest avec mention
"Très
bien". Souhaitant poursuivre l’étude de son instrument, elle participe
à
de nombreux stages auprès de Katrien Delavier, Kristen Noguès et Janett
Harbison.
Elle forme avec une amie violoniste le duo "An Delenn" et
représente la Bretagne à Paris, dans le cadre de la finale des
"Jeunesses
Musicales de France". Le baccalauréat scientifique en poche, Gwenael
Kerleo s’inscrit dans une école d’infirmière et obtient son diplôme
d'Etat. Elle
poursuit ses études en faculté de Psychologie (Deug puis Licence) afin
d'enrichir sa formation et s'orienter vers la musicothérapie. Elle
n’exercera
pourtant pas ce métier, préférant se consacrer entièrement à son
instrument. Nourrie
d'airs traditionnels de Bretagne et d'Irlande et forte d'une
solide formation musicale, la jeune femme cherche très vite à se
constituer son
propre répertoire et enregistre en 1994
une
cassette dans laquelle on découvre les
premières compositions de la harpiste aux côtés de
mélodies traditionnelles. Deux ans plus tard, en 1996, elle sort son
premier album
"Terre Celte" constitué uniquement de ses compositions. La harpe
celtique est alors accompagnée du violon, de la flûte traversière en
bois et de
la cornemuse écossaise. "Terre Celte" est très bien accueilli par le
public et par la presse. Une émission est consacrée à l'artiste sur
France
Musiques. Avide
de nouvelles expériences musicales, Gwenaël Kerléo rencontre des
musiciens issus du milieu jazz et marie le son de sa harpe aux
improvisations du saxophone, de l’accordéon chromatique, de la guitare
acoustique et des percussions. De cette rencontre nait l'album "Chemin
de
Brume" qui sort en 2000. Les concerts se font alors plus nombreux et
sont
l’occasion pour la jeune femme de séduire un nouveau public en
particulier le
public italien pour lequel elle joue régulièrement. Cet album marque un
tournant dans la carrière de l’artiste qui choisit de devenir
professionnelle.
Souhaitant gérer elle-même sa carrière, elle crée sa propre société de
production de disques et de vente de spectacles. Après
une petite pause professionnelle permettant à l'artiste de donner
naissance à deux enfants, Gwenaël Kerléo enregistre un troisième album
"Yelen"
en décembre 2003. Cet album, qui fait preuve d'une grande maturité, est
construit
comme une œuvre entière
pour la harpe solo. D'une intimité
émouvante, il se déroule en trois tableaux ou mouvements, chacun
alternant des passages lents ou rythmés, où se mêle parfois la voix de
la jeune
femme. Grâce à cette œuvre saluée par la presse comme étant "la
consécration d’une grande artiste", Gwenaël Kerléo multiplie les
déplacements à l’étranger, en Allemagne, en Hongrie mais surtout en
Russie où
elle se produit en solo dans les grandes
salles des Philharmonies de Perm, Ekaterinbourg et Novossibirsk.
En
2005, Gwenaël
Kerléo
entame une collaboration avec le conteur Jean-Marc Derouen et
l’accompagne dans
un spectacle intitulé "Chemins de femmes". Ils donnent toujours
actuellement différents spectacles de contes pour petits et grands. Elle
forme
également un duo avec le violoncelliste Patrick Langot alors soliste de
l’ensemble Matheus (plusieurs fois nominé au Victoires de la Musique)
et adapte
"Yelen" pour le duo harpe-violoncelle. Elle consacre
également du
temps à l'apprentissage de la langue bretonne et suit une formation
intensive
de 6 mois auprès de l'organisme STUMDI. Après
une
troisième maternité en 2007, l'artiste multiplie les rencontres
musicales et
rassemble autour d'elle quelques uns des meilleurs musiciens de la
nouvelle
scène bretonne : Loig Troël (accordéon),
Yvon Molard (batterie), Kevin Camus (uilleann pipe), Shane Lestideau
(violon),
Franck Fagon (clarinette) et Yann Queffeleant (guitare). L'album
"Pevar" sort en 2009. Dans ce quatrième album, on redécouvre l'univers
de la jeune femme qui se colore ici d'une intensité toute nouvelle.
Avec cet
album, Gwenael Kerléo n'est plus simplement harpiste mais aussi
chanteuse en
langue bretonne. Elle est invitée à Tokyo pour fêter la Saint Yves avec
l'association des bretons du Japon et se produit en grande formation en
Bretagne au festival de Cornouaille ainsi qu'au festival des Vieilles
Charrues. Plus connue pour sa musique instrumentale, Gwenael Kerleo se lance le défit de réaliser un album exclusivement de chansons. N'écrivant pas ses textes, elle entame une collaboration avec les auteurs Serge Cabon et Jean-Paul Kerrmarec pour des textes en français, Louis-Jacques Suignard pour des textes en breton et en anglais ainsi que Gareth Harris. Ce travail aboutit à la réalisation de l'album "Quai N°7" sur lequel interviennent plusieurs musiciens de "Pevar" : Kevin Camus (uilleann pipes), Yvon Molard (percussions), Yann Quefféléant (guitare) ainsi que de nouveaux partenaires musicaux : Jérôme Le Tareau (flûte traversière en bois) et Mathilde Chevrel (violoncelle). L'album sort au printemps 2012. |
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